Rosmadec

  • Pont-Aven, Bretagne

L’Histoire du Moulin

Jusqu’au début du XXe siècle, Pont-Aven comptait de nombreux moulins à eau sur l’Aven – jusqu’à une quinzaine. À l’époque, le Moulin de Rosmadec s’appelait le Moulin de Barnabé (du nom du meunier qui y travaillait).

Vers 1900, Pont-Aven, la célèbre cité des peintres, est une bourgade très vivante – on ne compte pas moins d’une quarantaine de débits de boissons, auberges et hôtels (soit un établissement pour 40 habitants). Une des adresses les plus célèbres est sans doute l’Hôtel Julia, très fréquenté par les artistes (de ce que on appelle aujourd’hui “L’École de Pont-Aven”), mais aussi les marins.

Vers 1905, Jean Le Corronc arrive à Pont-Aven, c’est un sculpteur ébéniste et antiquaire, très sensible à l’aménagement intérieur. Il devient le locataire du Moulin de Rosmadec et refait les intérieurs, la décoration. L’objectif ? Transformer le moulin à eau en crêperie, avec l’aide du propriétaire Gaston Charpentier.

A partir de 1912, il organise des expositions avec ses amis peintres – on pourra y voir du mobilier breton, des toiles, des objets chinés. Après tout, autant profiter de la clientèle de la crêperie pour faire quelques affaires ! Avec la ligne de chemin de fer, les clients viennent de loin pour goûter *au charme* de la cité des peintres.

En 1931, le Moulin de Rosmadec est vendu à J-B Kervadec, un cuisinier. Cet homme en fera le 1er restaurant étoilé du Finistère en 1933. Les mondains, comme les locaux, viennent régulièrement goûter à la cuisine de Mr Kervadec, qui fait la part belle aux produits locaux.